Selon le Daily Mail, des chercheurs de l’Université d’Auckland ont mené des expériences en laboratoire consistant à activer puis inhiber les nerfs de cette région tout en surveillant la pression artérielle. Les résultats sont sans équivoque : la pression augmente lorsque la zone parafaciale est stimulée et diminue lorsqu’elle est neutralisée.
Le professeur Julian Paton, physiologiste et principal auteur de l’étude, explique :
« Nous avons identifié une nouvelle région cérébrale responsable de l’hypertension. Oui, le cerveau joue un rôle central dans l’augmentation de la pression artérielle. »
Il ajoute que chez les sujets hypertendus, cette zone présente une activité excessive. Lorsque les chercheurs l’ont désactivée, la pression artérielle est revenue à des niveaux normaux.
Des recherches encore limitées aux animaux
L’étude a été réalisée sur des souris, et les scientifiques soulignent la nécessité de développer des méthodes permettant de vérifier ces résultats chez l’être humain. À ce stade, il reste également difficile de déterminer quelle proportion des cas d’hypertension serait directement liée à ce mécanisme cérébral.
Jusqu’à présent, les facteurs de mode de vie — alimentation riche en sel, stress, obésité et consommation d’alcool — sont considérés comme les principales causes de l’hypertension.
Quand le cerveau influence la pression artérielle
Toutefois, un nombre croissant de recherches suggère que l’hypertension pourrait aussi être liée aux signaux envoyés par le cerveau pour réguler le rythme cardiaque et le diamètre des vaisseaux sanguins.
Les chercheurs estiment que ces découvertes pourraient ouvrir la voie à de nouveaux traitements, axés sur la modulation de certaines activités nerveuses cérébrales responsables de l’élévation de la pression artérielle.
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